Jean-Paul Delevoye démissionne de l'Institut de formation de la profession de l'assurance

Comme tous ses collègues au gouvernement, Jean-Paul Delevoye, nommé haut-commissaire aux retraites le 3 septembre dernier, a dû déclarer ses intérêts auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

De la négligence ? La déclaration d'intérêts de Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites, a été publiée samedi 7 décembre sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Une obligation pour tous les membres du gouvernement, dont il fait partie depuis le 3 septembre dernier. Sauf que d'après Le Parisien, il aurait oublié de mentionner son lien avec le monde de l'assurance. Si le maître d'œuvre de la réforme des retraites a bien déclaré ses activités parallèles de président du think-tank Parallaxe de "HEP Education au sein du groupe de formation IGS" depuis 2017, ou encore son rôle de président d'une association des orchestres nationaux, "la Chartreuse de Neuville", il n'est à aucun moment fait mention de son lien étroit avec le monde de l'assurance.

Comme le rapporte Le Parisien, Jean-Paul Delevoye est depuis 2016 l'un des administrateurs de l'Ifpass, l'Institut de formation de la profession de l'assurance. "C'est l'organisme de référence de la branche, les ressources de l'institut s'élèvent à environ 16 millions d'euros par an. Il emploie 90 permanents à temps plein environ, dont 400 à 500 vacataires, et forme près de 9.000 apprenants par an", détaille au quotidien francilien une source interne. Par ailleurs, l'Ifpass est également "étroitement lié à la Fédération française de l'assurance (FFA). Tous les assureurs y forment leurs salariés actuels et futurs", précise un ancien dirigeant qui souligne que les liens avec Jean-Paul Delevoye sont actuellement "précieux", en pleine réforme des retraites.

Se pose alors la question d'un conflit d'intérêts. Joint par téléphone, le principal intéressé a affirmé au Parisien qu'il s'agissait d'"une omission par oubli". "Je reconnais que ce n'est pas responsable. Autant, j'accorde

(...)

Cliquez ici pour voir la suite

Ce contenu peut également vous intéresser :