Les hausses des taux directeurs de la Fed pèsent sur les pays émergents

©Ruth McDowall/AFP

La Banque centrale américaine, la Fed, doit procéder ce mercredi 2 novembre à sa quatrième hausse des taux directeurs de l'année, pour tenter de juguler l'inflation record aux États-Unis. Ces hausses ont des conséquences sur les autres économies, vue l'emprise du billet vert dans le monde. Les pays en développement, en particulier en Afrique, en souffrent bien qu'inégalement.

Mécaniquement, une hausse des taux directeurs de la Fed, c'est une hausse du coût de la dette pour ces pays. Quand la Fed – ou la banque centrale européenne d'ailleurs – augmente ses taux directeurs, cela attire les capitaux des investisseurs vers l’Europe et les États-Unis… et les détournent donc des pays émergents. Ce qui renchérit, par conséquent, le coût de leurs dettes. On a vu ce scénario à l'œuvre, dans les pires proportions, en 2013. Mais tous les pays africains ne traversent pas ce resserrement des conditions de financement de la même façon.

Coincés entre la nécessité de juguler une inflation aux conséquences dévastatrices pour leurs populations, et de financer leur économie, certains États s’enfoncent dans la crise. Certains payent des vulnérabilités anciennes. La Zambie, premier pays africain à avoir flanché en 2020, a déclaré un nouveau défaut de paiement le mois dernier.

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