Hausse des ventes de voitures : "La déprime des consommateurs n'est pas de l'ampleur de celle qu'on craignait"

franceinfo
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Renault enregistre des pertes record au premier semestre : 7,3 milliards d’euros. L’entreprise subit une forte chute des ventes, conséquence directe de la crise sanitaire. Mais depuis le mois de juin, les consommateurs reviennent et une hausse des ventes de voitures neuves est observée. Une lueur d’espoir selon Bernard Julien, spécialiste du secteur automobile et Fondateur de FERIA, cabinet d’études et de recherches sur l’industrie et les services automobiles : "La déprime des consommateurs n'est pas de l'ampleur de celle qu'on craignait."

franceinfo : Le ministre de l'Économie disait "J'ai confiance dans la capacité de Renault de se redresser. La crise fera des victimes. Ce ne sera ni Renault ni PSA". Est-ce que vous partagez ce même sentiment de confiance?

Bernard Julien : Oui, je partage plutôt ce point de vue. On a effectivement un groupe comme Renault qui est en très grande difficulté, mais ce n'est pas le seul groupe. Renault combine effectivement la crise du Covid avec des difficultés antérieures mais aussi de très grosses difficultés du partenaire Nissan. Il n'en reste pas moins que, comme le ministre le souligne, comme la direction de Renault le souligne, Renault a des fondamentaux qui ne sont pas catastrophiques. Le groupe automobile a l'électrique et une empreinte mondiale qui est assez satisfaisante. Mais Renault a eu des difficultés financières qui sont au-delà sa santé réelle. Évidemment, il va (...)

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