La hausse du prix des fruits et légumes pointée du doigt par Familles Rurales

Le HuffPost avec AFP
Une hausse due à la crise sanitaire, mais également aux mauvaises conditions météorologiques.

FOOD - Les prix des fruits frais issus de l’agriculture conventionnelle ont augmenté de 17% sur un an, avec des hausses particulièrement marquées pour les pêches, les nectarines, poires et cerises, selon le baromètre annuel de l’association Familles rurales publié mardi 28 juillet.

“En un an, le prix des fruits a augmenté de 17% en conventionnel et de 6% en bio, celui des légumes de 4% en conventionnel et de 1% en bio”, souligne l’association dans un communiqué.

Une année marquée par la crise

“En cette année si particulière, le confinement (manque de main d’œuvre, coûts de transport plus importants, production étrangère moins abondante...) et les conditions météorologiques pour certains produits peuvent expliquer certaines augmentations”, explique-t-elle. “Ces dernières demeurent néanmoins très importantes pour les consommateurs sans pouvoir s’assurer de surcroît une meilleure rémunération des producteurs”, regrette l’association.

Sur BFM, l’éditorialiste Emmanuel Lechypre expliquait ce mercredi 29 juillet que l’approvisionnement en produits étrangers, restreint à cause de la fermeture des frontières, était en partie responsable de la hausse des prix. “La fraise espagnole coûte 50 à 70% de moins que la fraise française, dont le coût de main d’oeuvre a été d’autant plus élevé qu’il a été difficile de trouver du personnel pour récolter.”

A cela s’ajoutent également les précautions coûteuses mises en place par les agriculteurs: “distanciation, masques, gel hydroalcoolique. Les temps de récolte ont été allongés, et les coûts ont augmenté de 5 à 15%.” Et les mauvaises récoltes sont aussi dues aux dures conditions de météo, “avec des gelées de printemps notamment, qui ont pénalisé la récolte de fruits à noyaux”.

Une envolée des prix

Familles rurales a réalisé 75 relevés de prix du 30 mai au 12 juin dans des grandes surfaces, des enseignes bio et des marchés, via une équipe de 46 “veilleurs consommation” dans 26 départements. 

Selon ses calculs, acheter un panier type de huit...

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