Hausse des prix du carburant et remaniement ministériel dans un Sri Lanka en crise profonde

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Le pays, en défaut de paiement, entame des négociations cruciales avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue de son renflouement. Une crise économique d'une ampleur jamais vue depuis son indépendance en 1948 secoue actuellement le pays. Face à la colère de la population, le Sri Lanka, en pleine crise politique également, vient de se doter d’un nouveau gouvernement ; une partie du clan du président Gotabaya Rajapaksa est écartée.

Dans la rue à Colombo et dans tout le pays, l’heure est au découragement. Depuis le début de l'année, le prix de l'essence a augmenté de 90%, et le diesel de 138%. La population est à court de carburant, et les produits de base sont épuisés. Sans compter le manque de médicaments dans les hôpitaux, et d’électricité pour la consommation.

Depuis des mois, le Sri Lanka s'enfonce dans la pire crise économique qu'elle n'ait jamais traversée. Cette semaine, les marchés financiers resteront fermés. L’inflation a atteint un niveau record : près de 19%. Et la monnaie nationale, la roupie, a perdu un tiers de sa valeur. Résultat : le pays s’est déclaré en défaut de paiement.

Depuis 2020, la pandémie de coronavirus a dévasté l’industrie du tourisme, la principale manne de devises étrangères. Les réserves de change ont, de ce fait, chuté de 70%. À court de devises, le pays n’arrive plus à payer ses importations de produits pétroliers et de denrées alimentaires.

La solution viendra peut-être du Fonds monétaire international (FMI). Des discussions avec le Fonds commencent ce 18 avril, à Washington. Le gouvernement espère un renflouement de 3 à 4 milliards de dollars du FMI.

Et un nouveau gouvernement

Le pays se dote d'ailleurs d'un nouveau gouvernement sous la pression de la population sri-lankaise. Des dizaines de milliers de personnes ont, en effet, tenu le siège du bureau présidentiel à Colombo, exigeant que le clan des Rajapaksa cède le pouvoir.

Le Premier ministre, frère aîné du président, considéré comme le chef du clan au pouvoir, se maintient au pouvoir, mais deux membres de cette famille perdent toutefois respectivement le ministère de l'Irrigation et le ministère des Finances. Le nouveau gouvernement compte désormais 21 ministres, soit sept de moins que le précédent, tandis que la population manifeste, comme samedi dernier, contre le népotisme et pour protester contre l'état des dépenses publiques.

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