Hassan Iquioussen : L’expulsion de l’imam validée par la justice

L’imam Hassan Iquioussen, photographié ici à gauche en juin 2004 à Escaudain, dans le département du Nord.
FRANCOIS LO PRESTI / AFP L’imam Hassan Iquioussen, photographié ici à gauche en juin 2004 à Escaudain, dans le département du Nord.

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L’imam Hassan Iquioussen, photographié ici à gauche en juin 2004 à Escaudain, dans le département du Nord.

POLITIQUE - « C’est une grande victoire pour la République ». Ce mardi 30 août, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé sur Twitter que le Conseil d’État avait validé l’expulsion du prédicateur Hassan Iquioussen.

Un imam « qui tient et propage notamment des propos antisémites et contraires à l’égalité entre les femmes et les hommes », a poursuivi le ministre, précisant que plus rien ne s’opposerait à son expulsion du territoire national.

« Le juge des référés du Conseil d’État estime que ses propos antisémites, tenus depuis plusieurs années lors de nombreuses conférences largement diffusées, ainsi que son discours sur l’infériorité de la femme et sa soumission à l’homme constituent des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination ou à la haine justifiant la décision d’expulsion. Il considère par ailleurs que cette décision ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale à la vie privée et familiale » du mis en cause, peut-on lire dans un communiqué du Conseil d’État.

« Pour ces raisons, le juge des référés du Conseil d’État annule l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Paris et rejette la demande de suspension de l’expulsion présentée par Hassan Iquioussen », poursuit l’institution.

La demande d’expulsion suspendue début août

Le ministère de l’Intérieur a publié le 28 juillet un arrêté d’expulsion visant l’imam en raison d’« un discours prosélyte émaillé de propos incitant à la haine et à la discrimination et porteur d’une vision de l’islam contraire aux valeurs de la République ».

Le ministère lui reprochait « un discours à teneur antisémite particulièrement virulent » et ses prêches prônant la « soumission » des femmes « au profit des hommes ». L’arrêté d’expulsion évoquait également l’encouragement « au séparatisme » et le « mépris de certaines valeurs républicaines telles que la laïcité et le fonctionnement démocratique de la société française ».

Saisi par les avocats d’Hassan Iquioussen, le tribunal administratif de Paris avait suspendu début août cette demande d’expulsion en arguant que l’expulsion de l’imam, né en France il y a 58 ans mais de nationalité marocaine, porterait « une atteinte disproportionnée » à sa « vie privée et familiale ». Une suspension qui avait fait l’objet d’une requête devant le Conseil d’État, qui a donc fini par donner raison à Gérald Darmanin.

À voir également sur Le HuffPost : À Conflans, les imams appellent les mosquées à prier pour Samuel Paty

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