La HAS recommande un rappel de vaccin pour les ados à risque

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La Haute autorité de Santé recommande une 3e dose pour les adolescents fragiles et veut réduire le délai pour la dose de rappel.

COVID-19 - Accélérer la campagne de vaccination, toujours. Pour faire face à la cinquième vague et au variant Omicron, très contagieux, la Haute autorité de Santé a publié un avis ce vendredi 24 décembre dans lequel elle recommande la dose de rappel pour les adolescents fragiles de 12 à 17 ans.

“La HAS recommande dès à présent l’administration d’une dose de rappel chez les adolescents de 12 à17 ans souffrant d’immunodéficience (pathologique et induite par les médicaments) ou d’une comorbidité à risque de forme grave, selon les mêmes modalités que les adultes”, indique-t-elle dans son communiqué. L’Agence nationale de la santé et du médicament, citée par la HAS, a également rendu un avis en ce sens ce vendredi.

Une décision sera prise ultérieurement concernant les adolescents sans pathologie. “L’essai clinique conduit par le laboratoire Pfizer visant à évaluer l’efficacité et la tolérance d’une dose de rappel chez les adolescents est en cours. Par ailleurs, le schéma posologique (pleine dose ou dose pédiatrique) n’est pas encore déterminé”, justifie la HAS. 

Dose de rappel après trois mois

Dans son avis, l’autorité de santé recommande également de réduire de nouveau le délai entre la primovaccination (les deux premières doses) et le rappel (troisième dose). Actuellement de quatre mois, la HAS recommande de le passer à trois mois, “le double objectif étant à nouveau de limiter au maximum le nombre de nouveaux cas d’infection et de formes graves et d’éviter la saturation des établissements de santé.”

En effet, explique-t-elle, “les premières données en vie réelle suggèrent que les vaccins actuellement utilisés en France sont efficaces contre les formes symptomatiques non graves du variant Omicron à 80% à 1-2 mois, mais perdent plus rapidement leur efficacité qu’avec les variants précédents: 34% à 4 mois après une primovaccination avec le vaccin de Pfizer. Ces mêmes données montrent une remontée de l’efficacité vaccinale à 75% deux semaines après une dose de rappel”. Cette stratégie permettrait de réduire de 15% la mortalité des personnes malades du Covid-19 avec le variant Omicron. 

Cet avis intervient alors que le passage de cinq à quatre mois pour réaliser la dose de rappel a été acté par le ministre de la Santé Olivier Véran ce vendredi 24 décembre, au lieu du 3 janvier comme préalablement annoncé par le Premier ministre Jean Castex.

Conséquence de cette nouvelle annonce: 7,5 millions d’adultes sont éligibles à la dose de rappel dès ce vendredi 24 décembre, comme le souligne le journaliste du Parisien Nicolas Berrod sur Twitter.

Les personnes vaccinées avec Janssen doivent eux toujours recevoir leur dose supplémentaire un mois après l’injection de leur monodose.

À voir également sur Le HuffPost: Le pass sanitaire va devenir un pass vaccinal, annonce Jean Castex

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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