Haroun: «Le rire est quelque chose de positif»

Peut-on rire de tout ? Le comique Pierre Desproges répondait que cela dépendait du public... Un de ses héritiers, uniquement appelé par son prénom, Haroun, prouve que l'humour acide, noir et pince-sans-rire a encore de l'avenir. Il remplit actuellement la salle du théâtre Édouard VII à Paris avec un seul en scène.

Il a une tête de premier de la classe, avec ses petites lunettes carrées et sa veste de costume. Haroun a d'ailleurs intégré une école de commerce avant de se lancer seul en scène en 2015.

Le trentenaire se présente sous ce seul prénom, ne parle pas de ses origines ou de ses parents. Avec un sourire en coin, il décrypte l'actualité, et fait rire de Daech, des politiques, de l'écologie voire du sida en Afrique. « Il ne faut pas s’interdire des sujets, et surtout, le rire est quelque chose de positif. C’est important de montrer que cette émotion n’est pas interdite sur n’importe quel sujet. »

Haroun se fait repérer pendant la campagne présidentielle de 2017 en diffusant sur internet de fausses interviews politiques. Depuis, il remplit des salles de plus en plus grandes en France. Cet admirateur de Desproges cite plus les humoristes français comme premiers inspirateurs que les comédiens américains du stand-up.

Quand Haroun rebondit sur l’actualité

« Je me suis intéressé très tard à ce modèle-là. Et je continue à regarder des choses qui n’ont rien à voir avec ce que je fais aujourd’hui. Ça me plaît de voir qu’il y a toutes les formes qui existent et que le stand-up n’est qu’une seule forme parmi plein d’autres. »

Adepte de l'improvisation, Haroun peut parfaitement rebondir sur l'actualité. Et il teste de nouveaux sketches sur un site dédié, pasquinade.fr, remettant sans cesse son métier sur l'ouvrage.

► Haroun, jusqu’au 2 février au théâtre Édouard VII à Paris