Harkis : de leur arrivée en France à leurs conditions indignes de vie

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© Philippe LOPEZ / AFP

Nous sommes en 1962. Deux mois après la signature des accords d'Evian et le cessez-le-feu avec le FLN. Des Français musulmans rapatriés, comme on les appelait à l'époque, arrivent à Marseille. Ils ont fui l'Algérie, leur terre natale, où ils sont désormais persécutés pour s'être battu dans les rangs de l'armée française. Dans les villes, dans les villages, des milliers sont torturés, massacrés, d'autres réussissent à embarquer pour la cité phocéenne.

Soixante ans après, le Sénat examine un projet de loi sur la reconnaissance de la nation envers les Harkis . Ce texte se penche sur la réparation des préjudices, de l'indignité des conditions d'accueil à l'époque de tous ces combattants et de leurs familles. L'occasion pour Europe 1 de retracer leur histoire.

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"La vie était impossible en Algérie", témoigne un Harki

Le 9 mai 1962, un bateau accoste dans le port de Marseille. "Je suis venu comme rapatrié, et je n'ai pas de parents. J'ai quatre enfants, ma femme et moi", confie l'un de ces Français musulmans rapatriés, fraîchement arrivé. Il ne sait pas ce qu'il va retrouver en France, et parle d'un voyage "sans retour". "La vie était impossible là-bas", répond-il à un journaliste. "Mon fils a quitté l'école, cela nous a démoralisé complètement (...). Je n'ai pas de ressources (financières) du tout", ajoute-t-il au micro d'Europe 1 ce jour-là.

Au moment de l'indépendance de l'Algérie, en juillet 1962, des milliers d'a...


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