Harcelé par des conspirationnistes, le combat du père d’une petite victime de Sandy Hook

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Le père d’un petit garçon tué lors de la fusillade de Sandy Hook en 2012 vit caché depuis qu’il est la cible d’un harcèlement en ligne de la part de conspirationnistes.

En plus de l’insupportable deuil lié à la perte d’un enfant, Lenny Pozner doit également faire face à un harcèlement injuste et ciblé. Le 14 décembre 2012, cet homme a perdu son fils, Noah, âgé de 6 ans. Comme 19 autres enfants et sept adultes, le petit garçon a succombé sous les balles d’Adam Lanza, dans l’école Sandy Hook de Newtown. Peu de temps après, alors qu’il tentait encore, avec ses proches, de surmonter cette tragédie, il a été, comme d’autres familles de victimes, au cœur de terribles rumeurs sur Internet.

Plusieurs théories conspirationnistes ont rapidement affirmé que cette fusillade était en fait une mise en scène et que les personnes comme Lenny Pozner étaient payées pour faire croire à la mort de leurs enfants. Alors que certains parents ont préféré ne pas répondre, Lenny Pozner, lui, a répliqué en obtenant que les images de son fils soient protégées par un copyright et que les plateformes en ligne effacent toutes les fausses informations le concernant. Mais en répondant, il est devenu la cible d’attaques encore plus virulentes.

"Il n’y a plus aucune distance entre le monde en ligne et le monde hors ligne"

L’homme, visage dissimulé, a accordé la semaine dernière une interview à l’émission «60 Minutes». Il a raconté comment les adeptes de ces théories se sont mis à partager ses informations privées en ligne, de la date de son anniversaire à son numéro de sécurité sociale. Pour se protéger, il a dû déménager, avec sa famille, plus de douze fois. Mais à chaque fois, les harceleurs ont réussi à le retrouver, malgré une ordonnance de restriction émise par la justice contre l’un d’eux et la condamnation à cinq mois de prison contre une autre femme qui l’avait menacé de mort. «Il n’y a plus aucune distance(...)


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