Harcèlement et violences, Christophe Willem se confie sur son adolescence

© SADAKA EDMOND/SIPA

Confidences douloureuses pour Christophe Willem. Invité dimanche 20 novembre dans l’émission de «France 2» «Un dimanche à la campagne», il est revenu sur les violences qu’il a endurées à l’école. Au micro de Frédéric Lopez, le chanteur s'est confié sur la période traumatisante que fut le collège.

«L’horreur l’adolescence», a commencé Christophe Willem. «C’est vrai que pendant l’adolescence j’étais très stigmatisé. Ma voix était déjà beaucoup plus aigüe qu’elle ne l’est aujourd’hui.» «Montré du doigt» et «harcelé», l'artiste a expliqué : «J’étais déjà maniéré [...] il y a toujours une partie féminine chez moi qui est très présente et qui ne m’a pas dérangé. Et à onze ans, on vous taxe de "sale pédé", de tout un tas de mots alors que vous n’avez aucune sexualité. À onze ans, je n’avais aucune sexualité.»

«C’est de ta faute»

Face au harcèlement qu'il a subi, Christophe Willem s'est muré dans le silence : «La plus grosse violence de cette partie là de ma vie, c’est la sensation de solitude. C’est-à-dire que quand vous vous faites insulter, tabasser, je trouvais des excuses. Je rentrais chez moi je disais : "Je suis tombé en sport".»

Le chanteur de 39 ans a expliqué : «Tu portes le poids de la honte et je me souviens de scènes vraiment violentes où j’allais voir des surveillants et les surveillants disaient : "Oui mais en même temps c’est vrai que tu es efféminé." Donc on te disait en gros, c’est de ta faute.»

Comme il l'a ensuite confié, son entrée au lycée a été «salutai...


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