Harcèlement scolaire : la vidéo alarmante d’un enfant de 7 ans

Romain Baheux
Dans une vidéo diffusée sur Twitter, l’enfant de 7 ans affirme vouloir mettre fin à ses jours, accusant un autre enfant de le frapper

Une plainte a été déposée par la mère d’un petit garçon qui se dit victime d’un autre écolier. La séquence dans laquelle il raconte son calvaire est devenue virale.


« Je veux rejoindre le Bon Dieu pour toujours. Et lui, qu’il arrête de me taper. » Ému, le petit garçon finit par fondre en larmes devant le téléphone qui le filme. Dans une vidéo diffusée mardi soir sur Twitter, Lucas* se livre sur les coups que lui et son petit frère recevraient à l’école et accuse un autre enfant, Julien*, d’en être l’auteur.

La séquence de moins d’une minute, où le garçon de 7 ans dit vouloir mourir entre deux sanglots, a ému de nombreux internautes présents sur le réseau social. Mercredi soir, elle avait été visionnée plus de 430 000 fois.

Selon nos informations, les trois enfants sont scolarisés au sein du même établissement catholique privé dans l’Aisne et les faits durent depuis plusieurs mois. Une plainte a été déposée le mois dernier à la gendarmerie par la mère de Lucas. Cette dernière, qui ne serait pas à l’origine de la diffusion de la vidéo de son fils sur Internet, a refusé de s’exprimer publiquement tandis que la famille de Julien n’a pas répondu à nos appels.

Des menaces sur Internet

De son côté, l’école ne souhaite pas s’épancher sur l’affaire, sensible en raison de l’âge des victimes et de l’agresseur présumés. « Tout ce que je peux vous dire, c’est que les autorités compétentes ont été prévenues », assure la directrice. « Ma collègue a fait son travail, on ne peut pas dire que nous n’avons rien fait face à cette situation », poursuit un autre membre de la direction de l’école.

Contacté ce mercredi, le service communication de l’académie d’Amiens (Somme) affirme ne pas avoir d’information sur le dossier. Dans la soirée, la gendarmerie du secteur n’était pas en mesure de s’exprimer sur l’affaire.

Touchés par le témoignage de l’enfant, de nombreux utilisateurs de Twitter l’ont à leur tour partagé sur leur compte. Certains sont allés bien plus loin et ont menacé de s’en prendre (...)

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