Harcèlement scolaire: les signaux qui doivent alerter les parents

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Sur les 12 millions d'élèves qui ont repris début septembre le chemin de l’école, 700.000 d’entre eux pourraient être victime de harcèlement - Martin BUREAU © 2019 AFP
Sur les 12 millions d'élèves qui ont repris début septembre le chemin de l’école, 700.000 d’entre eux pourraient être victime de harcèlement - Martin BUREAU © 2019 AFP

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Le 30 septembre, Chanel, 12 ans, mettait fin à ses jours en se pendant au portique de la balançoire du jardin familial. Début octobre, c’était Dinah, 14 ans, qui se suicidait après des années de harcèlement subies dans son collège alsacien.

Alors que ce jeudi 18 novembre est marqué par la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, l’actualité reste tristement marquée par ces drames, qui témoignent de la nécessité d’accroître la lutte contre ce phénomène.

Mais le harcèlement scolaire est insidieux, et les parents des victimes se rendent compte souvent trop tard que leur enfant en est victime. Au micro de BFMTV, Alicia Cohen, pédopsychiatre à l’hôpital Robert-Debré à Paris, détaille une multitude d'éléments qui doivent alerter les parents.

· Être attentif aux changements de comportement

"Il s’agit d’avoir une observation de changement de comportements de votre enfant", explique la spécialiste. Un enfant "plus irritable", qui "abandonne les loisirs qu’il aime", "qui modifie son sommeil" et "qui commence à avoir moins faim" a d’autant plus de chance d’être victime de harcèlement.

"Il y a des signes plus spécifiques, comme un enfant qui va avoir de l’anxiété quand il va à l’école, qui fait des demandes d’argent répétées, qui va même parfois voler de l’argent alors que ce n’est pas dans son tempérament, ou bien qui rentre de l’école avec des blessures, des pertes d’objets, sans qu’il soit capable de les expliquer", énonce encore Alicia Cohen.

· Une fois le harcèlement repéré, agir en trois étapes

Mais une fois le harcèlement identifié, comment recueillir le témoignage de son enfant, pour installer un plan d’action afin d’éradiquer le phénomène? Pour Alicia Cohen, "il faut y aller par étape". "Commencer tranquillement", en discutant de ses projets à l’école par exemple, pour ensuite l’amener sur le sujet du harcèlement, sans le braquer.

La pédopsychiatre conseille ensuite de venir expliquer à son enfant ce qu’est concrètement le harcèlement scolaire. Car bien souvent, les victimes ne sont pas au courant que ce qu’elles subissent est un phénomène plus large. Pour se faire, les parents ont la possibilité de passer par "une personne ressource, à l’image d’un professionnel de santé".

Enfin, établir avec l'enfant victime les situations dans lesquelles il est le plus exposé - à la cantine, dans la cour de récréation par exemple - est une étape primordiale, pour venir "les limiter". Une fois les situations identifiées, Alicia Cohen conseille alors de venir présenter la situation au personnel de l’établissement scolaire, CPE ou principal. Pour que l’école puisse "mettre en place une stratégie pour que cela s’arrête".

Article original publié sur BFMTV.com

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