Harcèlement, racisme, agressions sexuelles : une "start-up nation" pas si progressiste

Les faits de racisme et de sexisme n'épargnent pas les start-ups, souvent considérées comme des incarnations de l'entreprise moderne.

Ils sont modernes, "inclusifs" et tolérants. Du moins en apparence. Eux, ce sont les "start-uppers", parangons du capitalisme cool élevés au rang de modèles par le mainstream médiatico-politique. C'est que la start-up n'est pas censée n'être qu'une jeune entreprise innovante, au succès souvent basé sur les nouvelles technologies. Elle est également réputée pour mettre en place une nouvelle forme de management, plus "horizontale" et collaborative, évitant la pression négative à ses salariés. Dans les faits, cette organisation du travail a également accouché d'une novlangue difficilement supportable et de postes à l'utilité fumeuse, comme le désormais célèbre "Chief happiness officer", responsable du bonheur en entreprise chargé de distribuer des bonbons aux employés pour leur changer les idées. Plus préoccupant : les promesses de bienveillance à l'égard de tous ne sont pas toujours tenues.

Une illustration récente en a été donnée à l'occasion de la polémique qui a impliqué le Slip français, une start-up de sous-vêtements made in France, dont des salariés ont été filmés se livrant à des plaisanteries racistes lors d'une fête. Pris dans la tourmente, la jeune entreprise a dû se fendre d'un communiqué étonnant dans lequel elle invoque "l'esprit français" et promet que "demain, le Slip sera encore plus fort"...



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