Harcèlement : Karin Viard révèle avoir été victime de prédateurs sexuels

Julia Fernandez
Prochainement à l'affiche du film "Les Chatouilles", l'actrice a confié avoir été elle aussi la proie de prédateurs qui ont abusé d'elle alors qu'elle débutait sa carrière au cinéma.

Suite au mouvement #MeToo qui a émergé de l'affaire Weinstein, bon nombre d'actrices américaines ont pris la parole pour dénoncer le tabou autour du harcèlement systémique qui règne dans l'industrie du cinéma. Cependant, peu de voix ont osé s'élever dans l'Hexagone, malgré des accusations portées à l'encontre de Luc Besson et d'Adbellatif Kechiche, et les rares témoignages d'actrices comme Léa Seydoux ou Sara Forestier dans la continuité des témoignages à charge contre Harvey Weinstein, et aucune n'a osé mettre directement en cause une personnalité française.

Karin Viard, connue pour son franc-parler, sera bientôt à l'affiche du film Les Chatouilles, qui traite de la difficulté de se reconstruire suite à des abus sexuels. Est-ce l'expérience du film, associée au contexte de libération de la parole des victimes, qui l'a décidée à parler à son tour ? Quoi qu'il en soit, la comédienne a confié au magazine Gala qu'elle avait été elle aussi victime de prédateurs sexuels au début de sa carrière, qui ont profité de sa naïveté et de son manque d'expérience : "J’étais une oie blanche, j’avais une certaine naïveté, une sorte de candeur. N’ayant pas été élevée par mes parents, je n’avais jamais été regardée par mon père par exemple, je ne me suis jamais vue comme quelqu’un capable de susciter le désir."

Selon elle, cette lacune dans son éducation l'a rendue vulnérable face aux hommes. "Je suis tombée sur des prédateurs sexuels qui ont anesthésié mes sensations, et j’ai préféré “passer à la casserole” plutôt que de me rebeller parce que ça me paraissait plus simple. C’est vous dire à quel point je reviens de loin !"

Je suis tombée sur des prédateurs sexuels qui ont anesthésié mes sensations, et j’ai préféré “passer à la casserole” plutôt que de me rebeller parce que ça me paraissait plus simple