Handicap et plasticité neuronale : la perte de motricité pourrait augmenter les capacités intellectuelles

La perte progressive de la motricité des membres provoquée par l'amyotrophie spinale, maladie génétique rare, serait compensée par des capacités intellectuelles et sociales accrues. C'est ce que montrent de nouveaux travaux français.

Et si le handicap de Stephen Hawking, célèbre astrophysicien, avait nourri son génie ? Ça n'étonnerait pas le Dr Pierre-François Pradat, neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Son équipe a en effet découvert que les personnes atteintes d'amyotrophie spinale, maladie génétique rare amenant à la perte de la motricité, posséderaient plus de neurones dans certaines zones du cerveau… Notamment celle de l'intelligence. Ces nouveaux travaux sont publiés dans la revue .

La plasticité neuronale permet aux malades de Parkinson et Alzheimer de partiellement compenser leur maladie

"Les patients atteints d'amyotrophie spinale ont une capacité d'adaptation exceptionnelle", explique le Dr Pradat, évoquant ses patients qui, malgré leur handicap, travaillent et se déplacent volontiers par eux-mêmes en dépit de l'offre de l'hôpital de prendre en charge certains de leurs trajets. Pour lui, il s'agirait de l'effet d'une compensation par plasticité cérébrale : en clair, le cerveau contrebalancerait la perte de mobilité par un gain de compétences par ailleurs. Ce type de mécanisme "a déjà été montré chez les malades de Parkinson et d'Alzheim[...]

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