Handicap: Dominique Farrugia dit sa colère face à ses difficultés au quotidien

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HANDICAP - De la lassitude et de la colère. L’acteur et réalisateur Dominique Farrugia a poussé un coup de gueule, samedi 6 novembre sur France 2, face à la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel.

Tous les deux étaient invités de l’émission On est en direct, animée par Léa Salamé et Laurent Ruquier. Dominique Farrugia, atteint de sclérose en plaques depuis une trentaine d’années, est venu présenter son livre Elle ne m’a jamais quitté, dans lequel il traite du handicap qu’il vit au quotidien.

Face à lui, Sophie Cluzel a reconnu un retard concernant l’accessibilité aux personnes handicapées en France. Mais Dominique Farrugia a poursuivi: “Ouvrons le débat sur les handicapés. Il n’est pas suffisamment ouvert, vous le savez comme moi. Combien sont au chômage, combien ne peuvent pas travailler, prendre le métro...”. Ce à quoi la ministre rétorque: “Nous avons le taux de chômage qui baisse enfin pour les personnes handicapées. Je ne nie pas que nous avons des problèmes mais on est dans une dynamique”.

Mais quand a été abordée la question de la dernière campagne de sensibilisation du gouvernement sur le handicap, le réalisateur, qui ne la trouve pas assez engagée et l’a déjà fait savoir, a poussé un coup de gueule. Face à Léa Salamé qui lui fait remarquer que sa colère est palpable, il répond: “La colère est là parce que je la vis au quotidien parce qu’elle m’emmerde, parce que ça m’emmerde la vie que je peux avoir si je n’ai pas quelqu’un qui m’aide pour descendre un trottoir parce que le trottoir est trop haut, si je ne peux pas rentrer dans un ascenseur parce qu’il est trop petit. Allons plus loin”, enjoint-il.

“Qu’on arrête de nous faire la charité”

Ce n’est donc pas la première fois que l’humoriste de 59 ans critique la campagne lancée le 18 octobre par le gouvernement. Dans une interview à nos confrères de RTL, Dominique Farrugia a estimé qu’il aurait mieux valu dépenser de l’argent “dans l’accessibilité que dans un film”.

“Je pense qu’on aurait mieux fait de mettre un peu d’argent dans l’accessibilité que dans un film, ou trois, qui vont nous sensibiliser, a-t-il assuré. Les pouvoirs publics devaient faire passer une loi en 2005 qui devait donner l’accès aux mairies, aux écoles, etc. On a remis cette loi une fois, deux fois, trois fois...”

Et d’ajouter: “Est-ce qu’on a pensé à demander aux handicapés de réfléchir à cette campagne? Je ne pense pas. On a demandé à une agence, on a fait un appel d’offres on a été vers cette agence qui l’a fait, on a fait appel à un très bon réalisateur... mais qui est valide.”

Il a également lancé: “Qu’on arrête de nous faire la charité et qu’on nous donne l’équité”. Comme le souligne BFMTV, l’humoriste critique, entre autres, les reports successifs d’une loi sur le handicap. Initialement prévue pour 2005, elle est désormais annoncée pour 2024.

À voir également sur Le HuffPost: Handicap: ces AESH épuisées d’être “maintenues dans la précarité”

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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