Handball français : la fin de l’état de grâce

Par Frédéric Sergeur
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Melvyn Richardson, nouvelle star des Bleus, en 2019.
Melvyn Richardson, nouvelle star des Bleus, en 2019.

Malgré le Covid-19, le sport tente de survivre. Le Mondial masculin de handball en Égypte sera la première grande compétition d'un sport collectif depuis près d'un an. Mais cela fait bien longtemps que l'équipe de France n'avait pas abordé un tournoi avec si peu de repères et de certitudes. « La France peut avoir peur, car le niveau est inquiétant », résume Thomas Ferro Villechaize, le Monsieur Handball de beIN Sports, qui diffusera la totalité du Mondial et des matchs des Bleus.

Après la 14e place ramenée de l'Euro 2020, ce ne sont pas les rencontres des éliminatoires de l'Euro 2022 face à la Serbie, pour une défaite (27-24) et un nul (26-26), qui ont rassuré. La débâcle de 2020 a coûté son poste à Didier Dinart, successeur de Claude Onesta en 2016, qui n'avait pourtant pas démérité : un titre de champion du monde (2017) et deux médailles de bronze à l'Euro (2018) et au Mondial (2019). Elle a mis en lumière la fracture entre l'ancien sélectionneur, remplacé par son adjoint Guillaume Gille, et un groupe qu'il n'a pas su reconstruire ou faire évoluer.

Reconstruction ou transition ?

« Depuis 2017, plus le temps passait, et moins cette équipe était performante et faisait peur », concède Jérôme Fernandez, meilleur buteur de l'histoire des Bleus. « La transition générationnelle n'a pas eu lieu », analyse Thomas Ferro Villechaize. « Cela a toujours fait partie de l'ADN de ces Bleus : intégrer de jeunes joueurs, pour faire une sorte de mutation génétique. Ce schéma [...] Lire la suite