« Halston » : plus paresseux que sulfureux

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Ewan McGregor incarne avec conviction le grand Halston.
Ewan McGregor incarne avec conviction le grand Halston.

De l'iconique créateur Roy Halston Frowick, dit « Halston », on connaît avant tout le bibi. Le fameux Pillow Box Hat rose que Jackie Kennedy arborait en 1961 le jour de l'investiture de JFK. Un must qui permettra au modiste, alors âgé de 29 ans, d'asseoir sa réputation. Il devient alors l'idole de tout ce que New York et Hollywood offrent de stars branchées et glamour, de Bianca Jagger à Elizabeth Taylor en passant par Lauren Bacall ou par son éternelle égérie Liza Minnelli. C'est à ce virtuose du ciseau, pendant américain de nos Christian Dior ou Yves Saint Laurent, que le showrunner chouchou de Netflix, Ryan Murphy, a décidé de s'attaquer en produisant cette nouvelle minisérie de cinq épisodes sobrement intitulée Halston (disponible dès aujourd'hui sur la célèbre plateforme). Un biopic donc, qui ne restera pas dans les annales. Si l'on reconnaît par petites touches la patte du célèbre producteur de la série Hollywood, il faut avouer que le résultat n'est pas à la hauteur de nos attentes. Certes, Mister Murphy a opté pour une désaturation bienvenue des couleurs parfois trop criardes de ses ?uvres les plus récentes, mais pour donner, hélas, naissance à un produit bien terne.

Un biopic très classique

Halston se regarde d'un ?il distrait, comme on feuillette un roman-photo élégant, soigné et rassurant tant il ne sort jamais des sentiers battus. Avec sa nouvelle création, Ryan Murphy est, semble-t-il, passé en mode « pilote automatique ». Le canevas de sa minis [...] Lire la suite

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