Habibi Funk, à la recherche des musiciens oubliés du monde arabe

Yann Bertrand
·1 min de lecture

Il a notamment collaboré avec Fairuz, icône parmi les icônes au Liban. Et pourtant, le nom de Rogér Fakhr s'était perdu au détour d'une bande de cassette, quelque part, peut-être dans un autoradio à Beyrouth.

L'artiste était réfugié à Paris dans les années 1970, au même moment qu'un autre artiste libanais incroyablement laissé de côté par l'histoire, Issam Hajali.

C'est donc tout le sens du label berlinois Habibi Funk. Depuis plus de cinq ans, son fondateur, Jannis Stürz, arpente l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, souvent une seule photo à la main, une rumeur en tête, quelques informations glanées ça et là. Son idée fixe : retrouver de la musique oubliée. C'est ainsi, par exemple, qu'il est tombé sur Kamal Keila, rare voix appelant à l'unité dans un Soudan mis sous coupe réglée dans les années 1970...

Avec toujours une histoire à raconter, au gré des sorties numérotées, une vingtaine pour l'instant, le voyage est un impondérable pour le label. Que ce soit pour rencontrer Dalton, groupe tunisien formé dans les années 1960...

... Ou l'une des premières redécouvertes signées Habibi Funk, l'une des plus étonnantes aussi : Fadoul, le James Brown marocain, déniché après des heures à arpenter Casablanca. Et comme pour tous les autres, cela en valait vraiment la peine.

Dernière sortie : Rogér Fakhr, Fine Anyway (Habibi Funk). Album disponible.

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi