En Haïti, la situation est «vraiment alarmante» selon Médecins sans frontières

Haïti attend toujours le déploiement des premiers policiers kenyans pour tenter de rétablir la sécurité dans la capitale Port-au-Prince, ravagée par les gangs. Leur arrivée est prévue dans « un horizon de trois semaines », estimait samedi 24 mai, le président kenyan William Ruto dans une interview à la BBC. En attendant, ces gangs armés multiplient les démonstrations de force en détruisant des bâtiments officiels comme des postes de police tombés entre leurs mains. L’insécurité met en péril les opérations de Médecins sans frontières (MSF) qui n'a pas pu importer de médicaments et de matériel médical depuis mi-mars. L'ONG lance un appel pour faciliter l'acheminement de ces matériels et médicaments à la population. Mikaël Ponge s'est entretenu avec Mumuza Muhindo, chef de mission MSF en Haïti.

RFI : À qui s’adresse l’appel que vous lancez ?

Mumuza Muhindo : Cet appel s’adresse à toute personne qui a la capacité de laisser libre accès à l'aéroport et au port de la capitale. Certaines structures sanitaires ont des médicaments bloqués au niveau du port, mais elles n'y ont pas accès pour pouvoir les récupérer. Le peu de médicaments disponibles risque donc de se détériorer parce qu'ils ne sont plus conditionnés dans les normes.

Que demandez-vous aux douanes ?

Aujourd'hui, la source d'approvisionnement rapide, c’est la voie aérienne. On a donc besoin que l'aéroport puisse rouvrir facilement et rapidement et que l'accès y soit facile et sans inquiétude.

Ces derniers jours, il y a quand même eu une timide reprise, tant au niveau de l'aéroport que du port. Est-ce que cela vous laisse espérer une amélioration de la situation ?


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