Haïti : les ravisseurs des missionnaires exigent 17 millions de dollars de rançon

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En Haïti, le gang "400 mawozo", qui a enlevé 17 citoyens nord-américains le 16 octobre, réclame une rançon de 17 millions de dollars, selon des sources sécuritaires. De leur côté, les États-Unis ont assuré qu'ils feront "tout leur possible" pour libérer les missionnaires kidnappés.

Un million de dollars par otage. Les ravisseurs qui ont enlevé 17 citoyens nord-américains, dont cinq enfants, samedi à l'est de la capitale haïtienne exigent une rançon de 17 millions de dollars, ont confirmé mardi 19 octobre à l'AFP des sources sécuritaires ayant requis l'anonymat.

Les membres du gang "400 mawozo", qui contrôle depuis des mois la zone où circulait samedi le groupe de missionnaires et des membres de leur famille, ont réclamé un million de dollars par personne gardée otage, selon les informations recueillies par l'AFP.

Liszt Quitel, ministre haïtien de la Justice a confirmé l'implication de cette bande armée et indiqué au Washington Post que les ravisseurs exigeaient d'ordinaire de fortes sommes, revues à la baisse lors de négociations, en précisant que son équipe ne prenait pas part à celles-ci.

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Les États-Unis ont, peu après, assuré qu'ils feront "tout leur possible" pour libérer les missionnaires. "Nous sommes concentrés sans relâche sur cette question", a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, en visite en Équateur. "Nous ferons tout notre possible pour aider à résoudre la situation", a-t-il ajouté, précisant qu’une équipe du FBI travaillait sur ce dossier.

Haïti classé "zone rouge" par les États-Unis

Dimanche, l'organisation Christian Aid ministries, dont les missionnaires kidnappés sont membres, a indiqué que le groupe enlevé comptait "cinq hommes, sept femmes et cinq enfants" sans préciser leurs âges.

Basée dans l'État de l'Ohio, l'institution religieuse a précisé dans son communiqué que ces personnes revenaient d'une visite dans un orphelinat quand ils ont été enlevés avec des membres de leurs familles.

En avril, dix personnes dont deux religieux français avaient été séquestrées 20 jours par ce gang des "400 mawozo" dans la même région, située entre la capitale Port-au-Prince et la frontière avec la République dominicaine.

Haïti est classé comme pays en zone rouge par le gouvernement des États-Unis qui déconseille à ses ressortissants de s'y rendre notamment en raison des nombreux enlèvements, précisant que "les victimes incluent régulièrement des citoyens américains."

Avec AFP

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