Haïti: les clés pour comprendre le chaos sécuritaire

La situation en Haïti s’est brusquement dégradée en début d’année 2024. Les gangs, regroupés dans une coalition appelée « Vivre Ensemble », contrôlent désormais au moins 80 % de la capitale Port-au-Prince. Sous leur pression et celle de la communauté internationale, le Premier ministre Ariel Henry a dû démissionner le 11 mars 2024. Un Conseil présidentiel de transition a été mis en place et doit désigner un nouveau gouvernement et organiser de nouvelles élections dans un pays qui n’a pas connu de scrutin depuis 2016. Mais avant, il faudra rétablir la sécurité. C’est la lourde tâche qui attend la mission multinationale, dirigée par le Kenya et dont l’intervention pourrait débuter dans les prochains jours.

♦ Qui gouverne le pays après la démission d’Ariel Henry ?

Sous la pression internationale (notamment des États-Unis et de la Communauté des Caraïbes, la Caricom), confronté à une vague de violence inédite des gangs dans son pays, le Premier ministre Ariel Henry contesté démissionne le 11 mars 2024. Il ouvre alors la voie à une transition politique. Un processus dont est chargé le Conseil présentiel de transition. Constitué de 9 membres, dont 2 observateurs de la société civile, le CPT a prêté serment le 25 avril 2024. Il doit mettre en place un gouvernement et organiser des élections afin de remettre les clés du pays au plus tard le 7 février 2026.

♦ Que répond le CPT (Conseil présidentiel de transition) aux critiques qui lui sont adressées ?

♦ Quelle est la situation sécuritaire dans le pays?

♦ Où en est le déploiement de la force multinationale ?


Lire la suite sur RFI