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Haïti: manifestations et blocages contre le Premier ministre Ariel Henry à la veille du 7 février

En Haïti, incertitude grandissante. Ce 7 février 2024 devait marquer l’entrée en fonction d’un gouvernement élu selon l’accord signé entre le Premier ministre Ariel Henry et des acteurs haïtiens. Les Haïtiens se mobilisent contre Ariel Henry qui, disent-ils, n’a rien fait notamment pour rétablir un climat sécuritaire dans le pays.

Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Marie André Bélange

Grèves, manifestations, blocages de rue. La capitale haïtienne et certaines régions d'Haïti vivent depuis quelques jours une série de mobilisations antigouvernementales. Les Haïtiens ne veulent plus d'Ariel Henry.

Jean Bonal Fatal est président de la Confédération des travailleurs et travailleuses des secteurs publics et privés d'Haïti. Pour lui, c'est clair, le Premier ministre doit partir : « La Constitution avait prévu que la période intérimaire ne devrait pas dépasser 120 jours, alors que le volume a déjà plus de 30 mois au pouvoir. La Constitution n'avait pas prévu un tel scénario. De ce fait, s'il n'y a pas de cadre légal, il n'y a pas de cadre institutionnel. Comment arriver à le remplacer ? C'est d'abord par un consensus à travers un accord politique. »

Car selon lui, l'accord du 21 décembre 2022 a échoué. « On ne peut pas rester constamment accroché à un tel accord et d'ailleurs l'accord de Montana avait prévu les voies et moyens pour sortir de la crise. Mais l'international n'avait pas voulu que cet accord soit appliqué ».

« Écoutez la rue »


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