Haïti: l'ONU dresse un lourd bilan des violences à Cité Soleil

La violence des gangs continue de rythmer le quotidien en Haïti et principalement dans la capitale. Des tirs résonnent encore actuellement à Cité Soleil, où depuis une semaine deux rassemblements de gangs s’affrontent. Le premier bilan établi par une ONG haïtienne faisait état de 89 personnes tuées et 74 blessés. Samedi 16 juillet, l’ONU annonce qu’en seulement quatre jours, du 8 au 12 juillet, ce sont 234 personnes qui ont été tuées ou blessées.

Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

C’est un lourd bilan que dresse le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits humains. Si on ne sait pas dans le détail combien de ces 234 victimes ont été tuées ou seulement blessées, une chose est sûre : la majorité n’était pas liée directement aux gangs, mais elles ont été sciemment visées par les bandes armées ou sinon victimes de balles perdues.

L’autre aspect de ces guerres de gangs est, une nouvelle fois, la vulnérabilité des filles et des femmes puisque l’on rapporte que des violences sexuelles ont été commises sur les civils de Cité Soleil.

Ce qu’il faut aussi souligner est qu’aujourd’hui, comme suite au massacre dans la plaine de Port-au-Prince, lorsque au moins 190 personnes avaient été tuées entre fin avril et début mai, les autorités haïtiennes ne disent rien.

Qu’il s’agisse des membres du gouvernement ou du Premier ministre, c’est le silence assourdissant : pas un mot à l’attention des victimes, des familles traumatisées par ces violences. Une attitude qui ne fait qu’accroître la colère des habitants contre des officiels. Des autorités que l’ONU considère comme étant« dépassées par la situation ».


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