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Haïti: grève générale pour contraindre le Premier ministre Ariel Henry à rétablir la sécurité

Une personne a été tuée, plusieurs autres ont été blessées, lundi 29 janvier en Haïti, au premier jour d’une grève générale qui doit durer jusqu’à ce mercredi inclus. La grève a été lancée à l’appel de plusieurs organisations syndicales, pour contraindre le Premier ministre Ariel Henry à rétablir la paix et la sécurité en Haïti, et libérer les axes routiers du pays des bandes armées.

Ce lundi, les activités commerciales ont fonctionné au ralenti en Haïti, et beaucoup d’établissements scolaires sont restés fermés. La plupart des habitants ne sont pas sortis de chez eux, y compris dans la capitale Port-au-Prince.

Il faut dire que la tension était forte dans plusieurs villes du pays : aux Cayes, des manifestants qui se dirigeaient vers l’aéroport ont été dispersés par la police, qui a tiré à l’arme automatique et lancé des gaz lacrymogènes.

Dans le département de la Grand’Anse, les manifestants ont érigé des barricades dans la ville des Roseaux, exigeant le départ du Premier ministre ; et un manifestant a été tué par balle, lorsque, selon des témoins, des policiers ont fait feu en direction de la foule.

Autres barricades dans plusieurs villes du département du Nord-Est, entre autres à Ouanaminthe, où dans la matinée des tirs nourris ont été là aussi entendus.

Enfin, à Cap-Haïtien, l’ancien sénateur Jean-Charles Moïse, devant plusieurs milliers de manifestants, a renouvelé ses appels à l’insurrection, appelant les Haïtiens à « détruire le pays pour forcer Ariel Henry à quitter le pouvoir ».

Selon ses opposants, le Premier ministre doit quitter le pouvoir le 7 février, selon un accord qu’il a signé avec plusieurs partis politiques il y a un peu plus d’un an.


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