Haïti: quelle forme va prendre la mission du contingent de policiers kényans arrivé à Port-au-Prince ?

En Haïti, un premier contingent de la force multinationale d'appui à la sécurité a débarqué le mardi 25 juin à l'aéroport Toussaint Louverture de Port-au-Prince. Au total, 200 hommes et soutiens logistiques sont arrivés directement du Kenya pour aider la police nationale haïtienne à tenir tête aux gangs et un second contingent est attendu ce jeudi.

Impossible pour le moment d'imaginer la forme que va prendre cette force, largement soutenue par l'ONU et les États-Unis. Nous ne sommes qu'au premier jour d'une mission qui doit durer un an, selon la résolution approuvée par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Le mardi 25 juin, le Premier ministre haïtien Garry Conille a accueilli l'arrivée du premier contingent avec soulagement, il a salué pendant une conférence de presse « une opportunité unique, pour rétablir la sécurité dans le pays », mais Garry Conille n'a apporté aucune précision sur le plan de la mission. Le flou reste donc de mise.

Pas d'opération de terrain tant que la force n'est pas au complet

Alors, selon certains experts haïtiens en sécurité, il est urgent d'attendre que la force soit entièrement réunie en Haïti avant d'envisager une quelconque opération de terrain. Le Kenya avait proposé d'envoyer un millier d'hommes avec des soutiens logistiques, un nouveau contingent doit arriver le jeudi 27 juin pour grossir les rangs des 200 premiers arrivés mardi.

Et ce n'est pas tout : le Bénin, le Tchad, les Bahamas, la Barbade et le Bangladesh se sont, eux aussi, engagés à alimenter cette mission multinationale d'appui à la sécurité, mais pour le moment, aucune nouvelle de ces pays.


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