Haïti: les élections reportées «sine die» après le renvoi du conseil électoral provisoire

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Les élections présidentielle, législatives et le référendum constitutionnel prévus en Haïti entre novembre et janvier ont été reportées sine die, après le renvoi, lundi 27 septembre, des membres de l'administration électorale par le gouvernement, plongeant le pays encore davantage dans l'incertitude.

Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

Plus de deux mois après l’assassinat du président Jovenel Moïse chez lui le 7 juillet 2021 par un commando armé, les commanditaires de cette attaque n’ont toujours pas été identifiés et la classe politique reste divisée sur la sortie de crise. Dans ce contexte, le Premier ministre Ariel Henry a annoncé le renvoi des membres du conseil électoral provisoire (CEP), par un arrêté publié au journal officiel. En conséquence, le pays n’a donc plus aucun calendrier qui lui permettrait un prochain retour à l’ordre démocratique.

Le renvoi des conseillers électoraux était voulu par tous les acteurs de la scène politique. Depuis leur nomination par le président Jovenel Moïse en septembre 2020, les neuf membres du CEP avaient été critiqués tant par l’opposition que par la société civile. S’ils avaient au fil des mois élaboré plusieurs calendriers pour la tenue des scrutins en retard, les membres de ce CEP n’ont finalement pas organisé une seule élection depuis leur prise de poste.

Aucun délai fixé pour un nouveau conseil électoral

Leur renvoi officialisé lundi 27 septembre n’est pas une surprise et est en fait un des points de l’accord de sortie de crise que le Premier ministre Ariel Henry a signé avec plusieurs membres de l’opposition. Un accord qui ne fait pas consensus au sein de la classe politique.

Avant qu’un nouveau CEP ne soit nommé, le pays n’a plus de calendrier électoral viable et cela formalise donc la profonde crise institutionnelle d’Haïti qui n’a plus de président de la République, plus de Parlement fonctionnel depuis janvier 2020, et dont le pouvoir judiciaire est aussi paralysé faute de juges nommés à la plus haute cour du pays.

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