Hôtels, parcs, terrasses : depuis l'épidémie de coronavirus, ils travaillent partout sauf au bureau

Adam travaille dans la finance. Ce trentenaire originaire de Pologne n'a pas hésité à installer sa table de camping sur la pelouse de l'avenue de Breteuil (7e), où il remplit des tableaux Excel sur son ordinateur tout en sirotant son café. Bien ­organisé, il a apporté son ­Thermos. On ne pourrait rêver décor plus prestigieux, le dôme doré des Invalides en arrière-plan. Autre lieu détourné pour se concentrer hors de chez soi : les hôtels. Depuis mi-mai, les Holiday Inn Paris Notre-Dame (5e), Paris Saint-Germain-des-Prés (6e), Versailles-Bougival (78) et le Courtyard Paris Boulogne by Marriott (92) ont lancé une offre de bureaux privatifs dans leurs chambres, à partir de 65 euros la demi-journée. "Les lits ont été retirés et remplacés par le mobilier de nos séminaires", ­décrit ­Morgane Chaumont, directrice commerciale. A la place du kit savon-shampooing, un petit ­nécessaire de bureau – stylo, bloc-notes… – est à disposition à côté d'une machine à café. Le Grand Quartier, vers le canal Saint-­Martin (10e), transforme lui aussi ses chambres d'hôtel en bureau avec clim et fenêtre sur cour à partir de 35 euros la demi-journée. Quant au 25hours Hotel Terminus Nord (10e), il proposera à partir du 1er juillet sa formule "On s'évade au travail" dans ses chambres à la déco pop, à partir de 50 euros la journée. Là, on peut même amener son animal de compagnie. Les Aparthotels Adagio vont encore plus loin en mettant gratuitement des appartements à disposition.

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