Hôpitaux et cliniques réclament une hausse de 1% des tarifs

Daniel Rosenweg
Sans hausse de tarifs, les fédérations hospitalières redoutent la fermeture d’établissements et un soulèvement du personnel médical

Dans un communiqué commun, les quatre fédérations hospitalières – publiques et privées – demandent au ministère de la Santé une revalorisation de leurs tarifs.


Intervenir avant que les décisions ne soient prises. Alors que, ce mercredi, le projet de loi Santé va être présenté en conseil des ministres par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, les fédérations hospitalières*, publiques et privées, lancent une sorte de cri d’alarme.

Dans un communiqué publié ce lundi midi, ces fédérations demandent avec insistance une hausse, dès 2019, de 1 % des tarifs des actes sur la base desquels les établissements sont remboursés par l’Assurance maladie et les complémentaires santé. Cette revalorisation est « indispensable pour tout le secteur, pour le personnel hospitalier, les établissements, les médecins et pour les patients », soulignent les signataires du communiqué.

Et elle est parfaitement compatible avec les prévisions de hausse des dépenses de santé remboursables votées par les parlementaires à l’automne. Compatible et urgente, précisent-ils, parce que l’activité des établissements stagne désormais alors que les projections officielles se basent sur une hausse continue des volumes d’actes pour justifier une baisse continue des tarifs de remboursement.


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Parmi les signataires, la Fédération hospitalière de France, qui compte près de 4000 établissements de tous ordres, s’inquiète des tensions sociales qui éclosent, ici et là, avec les gilets blancs et de leur évolution en cas de non-revalorisation des tarifs.

Des établissements en danger

La Fédération de l’hospitalisation privée, elle, est en train de payer un lourd tribut à la conjoncture, comme l’explique son président : « Huit établissements sont directement impactés par les économies de santé : depuis août, six ont mis la clé sous la porte, et deux sont en redressement judiciaire », explique Lamine Gharbi. « C’est (...)

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