Hôpital : "Sur les salaires, l'Etat n'a pas le choix"

"Il y a eu beaucoup de plans pour l’hôpital ces dernières années. Mais on est à un moment charnière. Avec cette crise du coronavirus, on a vu des changements à l’hôpital à une vitesse inimaginable", estime Etienne Lefebvre. Et le rédacteur en chef aux Echos de détailler : "On a vu des médecins hospitaliers travailler en bonne collaboration avec des médecins libéraux, on a vu des hôpitaux travailler en bonne collaboration avec des cliniques privées. On a vu des dizaines de milliers de patients pris en charge à leur domicile avec un suivi à distance très efficace. Même chose pour la téléconsultation qui a explosé et on a réussi à éviter l’afflux redouté aux urgences". 300 euros de plus par mois pour les infirmières "Il faut réussir à continuer toutes ces choses extraordinaires en période ordinaire, mais il y a la question des moyens qui va se poser", souligne le journaliste. "L’Etat s’apprête à épurer la dette de la sécurité sociale. Il va lui redonner de l’oxygène et reprendre la dette des hôpitaux. Il s’est engagé à revenir à la moyenne des salaires de l’UE, soit 300 euros de plus par mois pour les infirmières. Il y a des pénuries de soignants de toute façon, donc il n’a pas le choix", conclut Etienne Lefebvre.