Héroïque ou conformiste : avant le Covid-19, les aventures culturelles du masque

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L’instauration du couvre-feu le ferait presque oublier : de gré ou de force, à toute heure du jour sinon de la nuit, nous avançons désormais masqués. Pour prendre la mesure de cet enveloppement sidérant, on zappera les chaînes d’info en continu : mieux vaut se tourner vers l’histoire, le cinéma et la littérature.

D’abord, par goût du contraste, il faut évoquer les héros masqués qu’adorent les enfants et adolescents de toutes générations : Spiderman, Batman, Fantômette, Catwoman, et on en passe. Leur masque à eux n’était pas fait pour filtrer leur respiration ni retenir leurs gouttelettes, non, mais pour dissimuler leurs traits, plus précisément leurs yeux, comme au carnaval ceux des courtisans. Il signifiait leur force et faisait leur liberté. Hyper-visibles et cependant cachés, nos héros se dérobaient aux regards quand bon leur semblait pour mieux déployer leurs superpouvoirs.En premier lieu celui-ci : voir sans être vu. Agir incognito c’est agir davantage, c’est un attribut quasi magique de la puissance. Lorsque l’enfance s’éloigne, la puissance rêvée devient (aussi) sexuelle, et d’autres héros masqués entrent en jeu. Dans “Eyes Wide Shut”, de Kubrick (1999), les protagonistes masqués pénètrent un univers luxueux et trouble, celui d’une orgie envoûtante et cruelle, ritualisée comme une initiation secrète, en référence appuyée à l’esthétique sombre et chatoyante de Casanova. S’en souvient-on ? Le Vénitien qui, selon ses mémoires (Histoire de ma vie, Livre de poche)...

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