Héritage : l'organisation patrimoniale dans les offices notariaux

·1 min de lecture

"L'héritage touche deux questions sensibles chez l'être humain : la mort et l'argent"

L'éclairage de Laurence Leguil, notaire à Sablé-sur-Sarthe.

Le testament est-il une pratique courante en France?
Nous avons régulièrement des questions de la part de nos clients sur le sujet, quel que soit leur âge ou la manière dont ils organisent leur succession. L'héritage touche deux questions sensibles chez l'être humain : la mort et l'argent. Près de 21 millions de testaments ou donations entre époux ont été enregistrés par les notaires sur le fichier central des dispositions de dernières volontés depuis sa création, en 1972. Néanmoins, la dévolution légale dans les successions demeure majoritaire. Dans mon étude, moins de trois successions sur dix font l'objet d'un testament. En général, la plupart des parents souhaitent que leurs enfants héritent à parts égales, et s'en remettent donc à la loi.

Quelles sont les différentes formes de testaments, et laquelle est privilégiée par les Français?
Notre Code civil en prévoit trois : la plus courante est l'olographe, un testament manuscrit, daté, et signé. Tout testament est unilatéral. Les notaires le conservent en leur coffre à l'étude puis l'enregistrent dans le fichier central, pour une dizaine d'euros – auxquels peuvent s'ajouter les honoraires du conseil du notaire. Peu onéreuse et rapide, c'est la forme privilégiée par la classe moyenne jeune, qui permet par exemple d'assurer une succession entre couples pacsés. Le testament authentiqu...


Lire la suite sur LeJDD