Hérault: une enquête ouverte après la profanation d'une tombe à Agde, des pilleurs recherchés

Esther Paolini
·2 min de lecture
Un cimetière - Image d’illustration  - DAMIEN MEYER / AFP
Un cimetière - Image d’illustration - DAMIEN MEYER / AFP

Marcel se rend tous les jours sur la tombe de Jeanine, son épouse morte en 2015. Dimanche, cet habitant d'Agde (Hérault) a eu la très désagréable surprise de voir que la sépulture avait été pillée, rapporte France Bleu Hérault. La famille a déposé plainte et une enquête pour "violation de sépulture" a été ouverte par le parquet de Montpellier.

Les pilleurs attirés par des bijoux?

Ce nonagénaire s'est rendu au cimetière dimanche et a constaté qu'une statuette située devant le tombeau de la défunte avait été décalée. Les joints d'étanchéité d'une des portes avaient également été retirés. Contactées, les pompes funèbres se sont déplacées sur place et ont constaté que le cercueil avait effectivement été "ouvert et fouillé", selon Actu17.

Il n'y avait toutefois aucun bijou ou objet de valeur et les pilleurs sont repartis les mains vides. Mais pour les six enfants de Jeanine et leur père, cet acte est insupportable:

"Nous avons l'impression d'enterrer une seconde fois notre mère", a confié à France Bleu Hérault l'un des fils, André.

La famille est issue de la communauté des gens du voyage. Devant la tombe trônait une photo de la défunte avec de nombreux bijoux, ce qui a pu attirer les voleurs. Car pour l'employer communal en charge du cimetière, l'acte n'a pas pu être commis par une seule personne.

"La porte de la chapelle est trop lourde. Il faut être plusieurs pour la déplacer", affirme-t-il à France Bleu.

Aucune autre tombe n'a par ailleurs été profanée.

"Intolérable et inqualifiable"

Les policiers de la police technique et scientifique d’Agde ont été dépêchés sur place afin d'effectuer des relevés ADN sur le tombeau. Ils vont également visionner les images des caméras de vidéosurveillance des rues avoisinantes au cimetière.

"La violation ou la profanation, par quelque moyen que ce soit, de tombeaux, de sépultures, d'urnes cinéraires ou de monuments édifiés à la mémoire des morts" est un délit puni d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende.

"Ce qui s’est passé est intolérable et inqualifiable! Il s’agit là d’un outrage inadmissible que je condamne avec force. La profanation, la dégradation de sépultures est une atteinte à la dignité humaine et au respect dus à nos défunts", a dénoncé auprès du quotidien Hérault Tribune le maire d'Agde, Gilles d'Ettore.

Article original publié sur BFMTV.com