Hépatite infantile : une nouvelle hypothèse pour expliquer l'origine mystérieuse de la maladie

C'est la troisième épidémie sous surveillance à l'échelle internationale avec celle de Covid-19 et de variole du singe. Au dernier décompte, plus de 1.000 enfants ont contracté une hépatite dont l'origine échappe toujours aux scientifiques -- ils sont neuf en France. Sérieuse, la maladie a engendré le décès d'une vingtaine d'entre eux et l'hospitalisation de plusieurs enfants dont certains d'entre eux ont dû être greffés du foie.

Si la piste de l'origine virale est la plus sérieuse à ce jour, il reste à savoir lequel est à l'origine des symptômes hépatiques présentés par les enfants. Le rôle possible du SARS-CoV-2 et de l'adénovirus de type 41 est en cours d'investigation. Une équipe anglaise de recherche, affiliée à l'université de Glasgow, propose elle aussi son regard sur la question. Dans une pré-publication disponible sur le serveur MedRxiv, elle s'intéresse à un autre virus qui cause des infections respiratoires très fréquentes, l'AAV2.

Les AAV sont des petits virus qui infectent fréquemment les enfants. © Kateryna_Kon, Fotolia
Les AAV sont des petits virus qui infectent fréquemment les enfants. © Kateryna_Kon, Fotolia

Une nouvelle hypothèse virale

L'AAV2 est un petit virus nu appartenant au genre des Dependoparvovirus, autrefois appelés adenovirus-associated virus. Il infecte généralement les enfants de la même tranche d'âge que ceux qui sont touchés par l'épidémie d'hépatite inconnue. Les scientifiques ont réalisé des tests PCR pour détecter la présence de l'AAV2 chez une poignée d'enfants souffrant de l'hépatite : il a été détecté dans le foie et le plasma des jeunes patients.

Mais pour se répliquer, l'AAV2 a besoin de l'aide d'un virus « helper » qui co-infecte la même cellule que lui. Ce virus « helper » appartient le plus souvent à la famille des adénovirus humains (le type C ou F) ou des herpesvirus (HHV6B). Ces deux virus ont été également identifiés par PCR dans certaines biopsies de foie réalisées sur les patients.

Face à ces observations, les chercheurs proposent cette hypothèse : « Nous pensons que l'AAV2 pourrait être directement impliqué...

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