Un hélicoptère lancé à toute vitesse au-dessus du Massif central pour sonder son sous-sol

BRGM

Le BRGM a entamé sa campagne de relevés géophysiques aéroportés dans le Massif central en juin dernier. La noria d'un hélicoptère équipé de trois dispositifs d'analyses différents, doit permettre de recueillir des données fondamentales pour mieux connaître les ressources géologiques du sous-sol.

L’opération est digne d’une scène de film d’action américain : un hélicoptère lancé à 100km/h rase le sol à 50 m d’altitude avec un mystérieux dispositif accroché à lui. Un spectacle impressionnant auquel les habitants peuvent actuellement assister dans l’ouest du Massif central depuis le mois de juin.

Ces vols s’inscrivent dans une campagne de relevés géophysiques aéroportés qui recueillent des données fondamentales pour mieux identifier les ressources et les risques liés au sous-sol du Massif central. Mandaté par le ministère de la Transition écologique, le BRGM, ou Bureau de recherches géologiques et minières, débute donc cette opération triennale. Une précédente campagne, menée en 2020, avait quant à elle permis de tester, avec succès, un panel de méthodes géophysiques aéroportées dans la chaîne des Puys.

Un exemple de campagne de géophysique aéroportée, dans ce cas, sur l'île de la Réunion. Crédit : BRGM

“Les dernières données dans la région du Massif central dataient de 1975”

Le sous-sol du Massif central est complexe, truffé de ressources hydrologiques, géothermiques et minières diverses mais les données qui le décrivent sont vieilles et partielles. “Les cartographies du sous-sol sont très hétérogènes sur le territoire français, les dernières données dans la région du Massif central dataient de 1975”, explique à Sciences et Avenir Guillaume Martelet, géophysicien à la Direction des Géoressources du BRGM. “Déjà utilisés dans de nombreux pays et notamment en Afrique, les relevés aéroportés permettent de couvrir un large territoire en couplant plusieurs méthodes géophysiques en même temps de manière rapide et homogène sans être perturbé et/ou ralenti par le relief ou le couvert végétal”, précise le géophysicien.

Une imagerie complète des propriétés physicochimiques spécifiques des sols et des roches

Les trois méthodes mises en œuvre ici offriront une imagerie variée des propriétés physicochimiques spécifiques des sols et des roches, depuis la très proche surfac[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles