«Je vais finir par me décider dans l’isoloir»

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«Je vais finir par me décider dans l’isoloir»

Parole d'électeurs qui hésitent encore entre plusieurs candidats à une semaine du premier tour.

Christophe, 25 ans, hésite entre Macron et Fillon

Christophe est cadre dans l’aéronautique à Chaumont (Haute-Marne).

«Je ne me sens pas représenté, mais un bulletin blanc n’a aucune valeur. Au regard du contexte, je me dis qu’il faut choisir celui qui fera le moins de dégâts. J’hésite entre Emmanuel Macron et François Fillon, qui sont, d’un point de vue économique, les deux candidats qui me semblent les plus cohérents. Le premier a été banquier. Là où l’on reproche aux politiciens d’être déconnectés, lui connaît le secteur de la finance, qui est un domaine clé. Le second a un programme qui pourrait permettre au pays de se remettre un minimum à niveau pour les prochaines années.

«Des gens souffrent plus que d’autres. Mais si l’on se tient aux programmes des onze candidats, aucun ne semble en capacité de réduire les inégalités de manière efficace. Benoît Hamon propose un revenu universel. Certes, il permettrait à des personnes de vivre mieux et c’est important. Néanmoins, ce serait encore la classe intermédiaire qui n’est jamais concernée par aucune aide à qui l’on demande de fournir les efforts. Mes beaux-parents sont artisans mais ne peuvent pas embaucher. Trop coûteux, encore plus quand la personne engagée ne fait pas l’affaire. Donc ils préfèrent se débrouiller seuls, quitte à faire stagner leur entreprise. De mon côté, je reste lucide : avec mes 2 000 euros par mois, je m’en sors bien ici.

«Le clivage gauche-droite ne signifie plus grand-chose. En termes d’immigration par exemple, le quinquennat de François Hollande a plutôt été à droite. En 2012, j’avais voté contre Hollande, sans adhérer à Sarkozy. J’essaye simplement de m’en tenir à des idées. Il y a cinq ans, si Dominique Strauss-Kahn s’était présenté, j’aurais voté pour lui.»

Angélique, 19 ans, hésite entre les onze candidats

Angélique est étudiante, elle vit à la Lachapelle- en-Blaisy (Haute-Marne).

«Parfois, il (...)

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