Le gynécologue Emile Daraï mis en examen pour "violences volontaires" sur 32 femmes

Le gynécologue Emile Daraï mis en examen pour "violences volontaires" sur 32 femmes
L'hôpital Tenon, le 23 septembre 2021 à Paris - THOMAS COEX © 2019 AFP
L'hôpital Tenon, le 23 septembre 2021 à Paris - THOMAS COEX © 2019 AFP

Elles sont 32 femmes à avoir déposé plainte contre le professeur Emile Daraï, accusé de violences obstétriques. Ce mercredi, l'ancien chef du centre endométriose de l'hôpital Tenon à Paris a été mis en examen pour "violences par personne chargée d'une mission de service public", selon une information de France info, dont BFMTV a eu confirmation de source judiciaire.

Emile Daraï est désormais placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'entrer en contact avec les plaignantes et interdiction de pratiquer des consultations privées de gynécologie. S'il a été démis de ses fonctions de chef du centre endométriose de l'hôpital Tenon en décembre 2021, il peut toujours exercer en tant que simple gynécologue.

La qualification de viol écartée

Une première plainte déposée contre lui en 2021 a déclenché l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris pour "viol par personne ayant autorité sur mineur de plus de 15 ans", élargie ensuite à "viol en réunion". Cette qualification a finalement été écartée, pour le moment, par la justice qui a ouvert, le 3 janvier dernier, une information judiciaire pour "violences par personne chargée d'une mission de service public".

En décembre, un rapport de l'enquête interne, déclenchée par l'AP-HP et Sorbonne Université, avait conclu que "l'obligation d'information de ces patientes, le soulagement de leur douleur, le respect de leurs volontés n'(avaient) pas été respectées".

Ce document ajoutait toutefois que "la commission (d'enquête) ne retient aucune connotation sexuelle alors que certains manquements ont été relevés dans le recueil du consentement à certains gestes".

La commission a estimé en outre que la situation était "le fruit de dysfonctionnements individuels mais aussi collectifs et systémiques".

Article original publié sur BFMTV.com