Gynécologie : les médecins veulent limiter le recours à l’examen pelvien

L'examen pelvien ne doit pas être systémique, selon les médecins. (illustration)  - Credit:PEAKSTOCK / SCIENCE PHOTO LIBRAR / LDA / Science Photo Library via AFP
L'examen pelvien ne doit pas être systémique, selon les médecins. (illustration) - Credit:PEAKSTOCK / SCIENCE PHOTO LIBRAR / LDA / Science Photo Library via AFP

L'examen pelvien en gynécologie obstétrique est souvent inutile et ne doit pas être systématique, recommande le Collège national des gynécologues et obstétriciens français, qui tente de restaurer la confiance après des accusations de violences envers plusieurs praticiens. Les examens pelviens (sous spéculum ou par toucher vaginal), de même que les échographies endovaginales, sont actuellement recommandés dans un certain nombre de cas à des fins de détection et de prévention. Pourtant, leur usage n'apporte pas systématiquement de bienfaits reconnus, a indiqué mercredi le CNGOF lors d'une conférence de presse à quelques jours de son congrès annuel.

À titre d'exemple, chez une femme enceinte sans symptômes et sans antécédent d'accouchement prématuré, la mesure systématique de la longueur cervicale par échographie endovaginale n'est pas recommandée car cet examen n'est pas associé à une diminution de la prématurité, précise le collège. Chez une femme enceinte ne présentant pas de symptômes et n'ayant pas de facteur de risque d'accouchement prématuré, le recours systématique au toucher vaginal lors des consultations de suivi n'est pas non plus recommandé car ne diminuant pas les complications de la grossesse.À LIRE AUSSI Le casse-tête juridique des violences gynécologiques et obstétricales

En outre, le collège recommande de questionner les patientes sur l'existence de violences actuelles ou passées, y compris dans le cadre de la consultation ou du suivi gynécolog [...] Lire la suite