Guyane : quand les sociétés minières mettent l’Amazonie en péril

L’Amazonie francaise s’étend sur 8 millions d’hectares. "Nous sommes Amazoniens, la Guyane est en Amazonie" rappelait Emmanuel Macron, parlant d’un "trésor pour notre climat". Thomas Saunier, militant et guide touristique, survole un site minier fermé il y a presque un an. Des centaines d’arbres sont couchés à terre. L’activité minière a détruit la forêt, mais aussi laissé de sombre vestiges : morceaux de plastiques, sous toutes ses formes. "Pas acceptable", pour Thomas Saunier. "Ça doit pas être ça le modele. Le modèle, ça doit pas être mettre un kilomètre de foret primaire par terre pour générer 1,8 million de chiffre d’affaires". Mauvaise gestion Ce jour-là, le maire de Kourou, Francois Ringuet, est en déplacement sur les lieux. Des plants, qui auraient du servir à la revégétalisation du site, ont été abandonnés. "Je pense qu’a un moment donne y’a certainement des contrôles par les services de l’Etat, ils montrent la pépinière et quand les services partent, ils laissent tomber", déplore-t-il. La société minière de son côté assure avoir déjà effectué 80% du travail de revégétalisation, et a promis de revenir. L’exploitation a également attiré des chercheurs d’or illégaux, qui abattent les arbres et polluent les cours d’eau. Les mines d’or illégales sont responsables de la moitié de la déforestation.