Guy Birenbaum raconte l’histoire du premier groupe FN à l’Assemblée en 1986 : « Ils étaient ostracisés »

© AFP

Aidé par le passage au scrutin proportionnel pour les législatives, promesse de campagne de François Mitterrand, 35 députés Front national intègrent l'Assemblée nationale en 1986. Ce groupe parlementaire ne subsistera que jusqu'aux élections suivantes, en 1988. Dimanche, le parti de Marine Le Pen a réussi une nouvelle percée, bien plus importante, en faisant élire sous son étiquette 89 députés. Avant de devenir journaliste, Guy Birenbaum a soutenu sa thèse pour un doctorat de sciences politiques ayant pour sujet les modalités d’institutionnalisation du FN en 1992, à Paris 1.

Comment a été perçue l’arrivée de cette cohorte à l’Assemblée nationale en 1986 ?
Il suffit de se remémorer le dessin que Plantu avait fait à l’époque, représentant tous les députés dans l’hémicycle en Jean-Marie Le Pen, habillés en nazis, puisqu’ils portaient tous un brassard et une chemise sans équivoque. C’est une référence que Plantu utilisait fréquemment. Il faut se replacer dans le contexte : c’était le FN de Jean-Marie Le Pen, au sein duquel certains membres fondateurs du parti avaient été des collaborateurs notoires pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette arrivée soudaine de 35 députés frontistes a été un choc terrible pour l’opinion. Et cet équipage est conduit par un Jean-Marie Le Pen qui n’est pas à la recherche d’une dédiabolisation, le concept n’étant pas encore à la mode.

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