Avec Gustavo Petro, pour la première fois un président de gauche en Colombie ?

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Dessin de Cajas paru dans El Comercio, Quito.
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En 2018, Gustavo Petro n’a jamais été favori pendant la campagne présidentielle colombienne. Jugé trop à gauche pour le pays à l’époque, c’est de justesse qu’il est arrivé au second tour contre Iván Duque, de droite, qui l’avait emporté avec 12 points d’avance.

En 2022, la grande question est de savoir si Gustavo Petro – et la Colombie elle-même – a assez changé pour que l’issue du scrutin soit différente.

La Colombie est bel et bien différente. En quatre ans de mandat, la cote de popularité d’Iván Duque a chuté d’environ 55 % à 20 %. Des manifestations récurrentes et parfois violentes [au printemps 2021], déclenchées par sa réforme fiscale, ont été exacerbées par une répression policière intraitable et parfois mortelle.

Le marché de l’emploi, durement frappé pendant la pandémie de Covid-19, ne s’est que partiellement rétabli, et le taux de chômage restait supérieur à 12 % en février 2022. Selon l’institut de sondage Invamer, 85 % des Colombiens pensent maintenant que leur pays n’est pas sur la bonne voie.

“Des attentes complètement déçues”

Juan Gabriel Gómez, professeur à l’Université nationale de Bogota, explique :

“La situation socio-économique est beaucoup plus complexe. [En 2018,] les Colombiens pensaient prendre un nouveau départ, avoir une chance de résoudre des problèmes anciens… Mais aujourd’hui, en 2022, ces attentes ont été complètement déçues.”

Il est d’autant plus complexe de déterminer si Petro a changé, et comment. Le sénateur de 62 ans, maire de Bogota de 2012 à 2015, semble vouloir rassurer ceux qui craignent qu’il soit quelque peu autoritaire en adoucissant certains points de son programme.

En 2021, il a déclaré que la Colombie avait besoin “de démocratie et de paix” et non d’un régime socialiste. Il a complètement renoncé à une proposition évoquée lors de la campagne précédente, soit l’organisation d’un référendum constitutionnel. Comme en 2018, il a signé un engagement à n’exproprier “rien ni personne”.

“Opportunisme politique” ?

Gustavo Petro est aussi beaucoup plus déterminé à créer des alliances avec les partis traditionnels qu’il y a quatre ans.

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