Yarol Poupaud, guitare après héros

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Le guitariste de Johnny Hallyday se lance en solo, sortant un premier album à 50 ans, ravi de repartir en tournée sans grands moyens.

Amateurs de peopleries, passez votre chemin. Yarol Poupaud ne remettra pas la moindre piécette dans le juke-box à polémiques. Le guitariste de Johnny se tient prudemment à l’écart des bisbilles qui déchirent les héritiers Hallyday. Il bat en retraite d’un définitif : «Ce ne sont pas mes oignons !» Ce qui est aussi une façon d’éviter de se mazouter les ailes dans la marée noire des allégeances et trahisons.

Directeur musical, il était l’un des collaborateurs les plus proches du Taulier. Il supervisait les tournées en DRH raisonnable, empoignant les difficultés par le col, vidant les querelles et soignant les aigreurs avant que la gangrène ne prenne. Chaque soir, il se tenait en avant-scène, heureux de se jeter dans la foule pour y achever ses solos, son enthousiasme pas compliqué faisant sourire le patron ankylosé. Souvent, pendant les six ans qu’a duré leur collaboration, JH le faisait venir à Los Angeles. Poupaud : «Il était anonyme là-bas. Il pouvait acheter son pop-corn ou faire les disquaires tranquille. Ça le reposait.» Poupaud débarquait avec sa compagne, Caroline de Maigret, mannequin et productrice, qui dit d’eux : «Yarol est terrien et posé, quand je suis lunaire et bordélique.» Parfois, leur fils, Anton, les accompagnait. Et ils vivaient dans la villa de Pacific Palisades, en tribu informelle. Le chef taiseux et son second jovial mêlaient détente et boulot, sans ordre du jour précis. Mais, à la fin du séjour, les options étaient levées, les décisions prises. Poupaud : «Johnny savait ce qu’il voulait. Il tranchait et n’y revenait pas.» Læticia et Caroline semblaient les meilleures amies du monde. Depuis, les chemins se sont éloignés, les distances affirmées, même si Poupaud garde le même producteur que Johnny, Sébastien Farran.

Poupaud a eu une vie avant JH. Et il s’en réinvente une depuis l’enterrement de la Madeleine, où il (...)

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