Guinée : « Il est urgent que des poursuites soient diligentées »

Les avocats William Bourdon et Vincent Brengarth ont été saisis par le collectif du Front national de défense de la constitution (FNDC) et par des victimes des crimes commis en Guinée à l’occasion des manifestations des jeudi 28 et vendredi 29 juillet et mercredi 17 août 2022.  - Credit:JOHN WESSELS / AFP / AFP via Getty Images
Les avocats William Bourdon et Vincent Brengarth ont été saisis par le collectif du Front national de défense de la constitution (FNDC) et par des victimes des crimes commis en Guinée à l’occasion des manifestations des jeudi 28 et vendredi 29 juillet et mercredi 17 août 2022. - Credit:JOHN WESSELS / AFP / AFP via Getty Images

Si le temps politique en Guinée suit un cours imprimé par la volonté du chef de la junte, le colonel Mamadi Doumbouya, le temps judiciaire se charge pour celui-ci, en l'occurrence en France. Le 8 septembre dernier, une plainte a été déposée à Paris pour « complicité de torture » et « homicides volontaires », selon une source proche du dossier. « Les circonstances de ces faits permettent de mettre en évidence la participation du colonel Mamadi Doumbouya dont on peut penser qu'il a a minima participé par le biais des ordres donnés aux militaires dont il contrôle les agissements », soulignent les plaignants qui ont demandé à la procureure de Paris d'ouvrir une enquête. « Celle-ci est d'autant plus indispensable au regard de l'absence de toute perspective crédible de poursuites à l'endroit de la junte militaire en Guinée, en l'absence d'indépendance des juridictions nationales », estiment-ils.

 - Credit: ©  JOHN WESSELS / AFP
- Credit: © JOHN WESSELS / AFP
 - Credit: ©  JOHN WESSELS / AFP
- Credit: © JOHN WESSELS / AFP

Le 8 septembre dernier, une plainte a été déposée à Paris pour « complicité de torture » et « homicides volontaires » contre le colonel Mamadi Doumbouya, président du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).  © JOHN WESSELS / AFP

Au-delà des familles de trois personnes, « tuées par balle » dans des manifestations contre la junte, et de celle d’une personne décédée en détention, entre fin juillet et mi-août 2022, les plaignants sont des membres du Front national de défense de la constitution (FNDC), une coalition d’opposition composée de partis, de s [...] Lire la suite