Massacre du 28 septembre en Guinée : l’Union européenne prend des sanctions

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Bien que l'instruction sur le massacre du stade du 28-Septembre soit clôturée depuis fin 2017, « personne n'a encore été jugé en Guinée ».
Bien que l'instruction sur le massacre du stade du 28-Septembre soit clôturée depuis fin 2017, « personne n'a encore été jugé en Guinée ».

C'est une tache sombre dans la mémoire guinéenne. Le 28 septembre est censé commémorer le référendum constitutionnel français de 1958. Un symbole d'autonomie et de fierté. Ce jour-là, une majorité de Guinéens disent non à la communauté de type fédéral voulue par le général de Gaulle. L'indépendance de la Guinée est proclamée dans la foulée, le 2 octobre 1958. 51 ans plus tard, le 28 septembre 2009, se déroule à Conakry un des plus sinistres épisodes de l'histoire politique guinéenne. Un massacre d'une violence inouïe.

Après la mort du général Lansana Conté (1984-2008), une junte dirigée par le capitaine Dadis Camara s'empare du pouvoir. L'objectif est d'assurer une transition entre la IIe et la IIIe République, et de remettre le pouvoir aux civils à l'issue d'une élection présidentielle. Dès le mois d'août 2009, Dadis Camara laisse entendre qu'il sera candidat. Les forces d'opposition décident alors de marquer leur désapprobation. Une grande manifestation s'organise au stade du 28-Septembre de Conakry. C'est une démonstration de force, pacifique, qui vise à rassembler un maximum de monde : partis politiques, mouvements, organisations de la société civile.

Les manifestants affluent dès 8 heures du matin. Vers midi, des gaz lacrymogènes sont lancés à l'intérieur du stade, des coups de feu éclatent. Bérets rouges (membres de la garde présidentielle) et miliciens pénètrent dans l'enceinte. Toutes les issues sont bloquées. Des tirs en rafale ciblent la foule, des [...] Lire la suite