Guinée: l'UFDG organise sa seconde assemblée virtuelle pour remobiliser ses militants

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Après l’échec à la présidentielle d’octobre 2020, l’Union des forces démocratiques de la Guinée (UFDG), principal parti d’opposition, cherche à remobiliser ses militants. Il organisait samedi 27 mars sa seconde assemblée générale virtuelle, à défaut de pouvoir réunir ses sympathisants à son siège, fermé par les forces de sécurité depuis octobre. Depuis la présidentielle, le parti était resté quasiment aphone, en retrait de la scène politique.

Au micro, un orateur donne la parole à quelques représentants de l’UFDG triés sur le volet : un responsable des jeunes, un représentant de la diaspora, un cadre du parti prennent tour à tour la parole.

Cette rencontre virtuelle prend la forme d’une conférence, qui s’achève sur un discours critique du leader du parti, Cellou Dalein Diallo, qui dénonce l’arrestation de ses collaborateurs et les problèmes sociaux que traverse le pays.

« La crise économique, marquée notamment par une baisse drastique du revenu des ménages, une aggravation du chômage et une flambée du prix des denrées de première nécessité - conséquence directe de la dépréciation de la monnaie nationale -, la fermeture des frontières et l’augmentation fantaisiste des impôts des taxes. Les misères que nous vivons ne sont pas une fatalité, mais la conséquence d’une mauvaise gouvernance. »

Pour l’UFDG, organiser ce type de rencontre est une question de survie : « le but est de remobiliser nos militants », explique Joachim Millimono, membre de l’équipe de communication de l’UFDG. Le parti a bien conscience que la fermeture de son siège à Conakry depuis octobre, l’éloigne de ses partisans.

Pour un observateur de la vie politique, c’est aussi l’image de Cellou Dalein Diallo qui est en jeu : « l’UFDG est restée longtemps aphone, analyse cette source. Ces rencontres sont une tentative d’exprimer en interne la légitimité de Cellou Dalein Diallo, à diriger encore le parti ».