Guinée: journée marquée par une cérémonie mais aussi la colère, un an après le coup d’État

Un an après le coup d’État qui a renversé Alpha Condé, les militaires au pouvoir, dirigés par Mamadi Doumbouya, voulaient donner, à cette journée du 5 septembre, « un écrin particulier », malgré un bilan mitigé. Le pays traverse une crise économique avec une forte hausse des prix et les tensions politiques sont importantes. Toute la journée, des manifestations à l’appel du FNDC ont d’ailleurs viré à l’affrontement entre les activistes et les forces de sécurité.

Malgré les difficultés, le CNRD a organisé une cérémonie, avec concerts et prises de paroles, au palais du Peuple, rapporte notre envoyé spécial à Conakry, Guillaume Thibault. La foule, jeune, a ambiancé cette journée. Malgré les moyens pour mobiliser – t-shirts, casquettes à l’effigie de Mamadi Doumbouya –, l’immense esplanade du palais du Peuple était loin d’être comble.

Alcény, chanteur en devenir, ne voulait pour rien au monde rater l’évènement : « Mamadi Doumbouya, c’est comme nous. On est ensemble. On a pris notre destin en main. »

Malgré ses difficultés pour marcher, appuyé sur sa canne, Ibrahima Diallo salue les « guerriers » qui ont pris le pouvoir il y a un an : « Ce sont des jeunes, déterminés à aider ce pays. »

Présent au côté du Premier ministre, le président du Conseil national de transition, Dansa Kourouma, est venu rappeler le rôle des institutions : « Au-delà de ce caractère festif qui est spontané, nous, en tant qu’acteurs de cette transition, nous sommes conscients que nous devons laisser des traces. C’est la mission fondamentale que le président de la République a assignée à tous les acteurs de la transition et nous avons prêté serment de le faire. »


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