Guinée : un environnementaliste nommé Sékou Amadou Diakité

Par Agnès Faivre, envoyée spéciale à Conakry (Guinée)
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Sékou Amadou Diakité symbolise la prise de conscience en Afrique de la nécessité de prendre en compte l'environnement dans le développement.
Sékou Amadou Diakité symbolise la prise de conscience en Afrique de la nécessité de prendre en compte l'environnement dans le développement.

« Reboiser ». Sékou Amadou Diakité n'a que ce mot à la bouche. Une obsession qui a longtemps poursuivi cet ancien professeur de français en collège et en lycée de 39 ans, au tempérament posé. « Beaucoup de gens autour de moi s'intéressaient aux questions politiques, de conflit, de paix. C'est important, mais que fait-on de l'environnement, qui est une question essentielle, de survie ? » questionne-t-il. Lui décide de franchir le pas en 2012. Il fonce alors à Ouagadougou pour se former en gestion des aires protégées au Campus Senghor, dans le cadre d'un partenariat entre l'université de la capitale burkinabè et l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) et son programme pour l'Afrique UICN-PACO. En 2016, il devient coordinateur du Réseau national de la société civile pour l'environnement et le développement durable (Renascedd). Fini les salles de classe, le voilà qui arpente les sentiers menant à des coins de nature dévastés.

Au c?ur des missions de cette ONG guinéenne qu'est le Renascedd, aujourd'hui composée de 12 membres : créer des pépinières, planter, reboiser, tout en associant des communautés villageoises de plus en plus soucieuses des répercussions de la déforestation et des dérèglements climatiques sur leurs conditions de vie. « En 2019, nous avons replanté 35 100 arbres rien qu'à Boffa [ville côtière à 130 km au nord-est de Conakry, NDLR]. En 2020, nous avons planté 365 000 arbres à travers le territoire. Des palétuviers dans [...] Lire la suite