Guinée: au procès du 28-Septembre, la comparution de Moussa Dadis Camara repoussée

© AFP PHOTO / AHMED OUOBA

Moussa Dadis Camara a bel et bien parlé ce lundi 5 décembre au procès du massacre du stade de Conakry, mais lors d'une comparution express de sept minutes pour dire qu'il n'était pas en mesure de comparaître pour des raisons de santé. Le président du tribunal lui a donné une semaine.

Avec notre correspondant à Conakry, Matthias Raynal

Le président du tribunal, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a décidé de renvoyer l’affaire au lundi 12 décembre. Il est presque 11 heures ce matin quand le président du tribunal appelle à la barre Moussa Dadis Camara. Dans le box des accusés, il se lève et marche lentement jusqu’au pupitre en bois placé devant le public.

Alors que le magistrat demande à l’accusé s’il préfère s’asseoir ou rester debout pour parler, l’ex-chef d’État putschiste, évoque son état de santé : « Je souffre depuis longtemps, dit-il d’un ton plaintif. Je ne suis pas au-dessus de la loi. Si vous m’obligez, j’essaierai d’être à votre disposition. Mais en toute sincérité, je ne me sens pas en état pour le moment. Je m’en remets à votre sagesse. Je n’ai pas le choix, monsieur le président ».

Le président l’interroge : « Vous voulez dire que vous êtes souffrant, que vous n’êtes pas en mesure de vous adresser au tribunal ? » Dadis Camara répond par l’affirmative et dit avoir contracté le paludisme. Il assure être affaibli.

Moussa Dadis Camara est le neuvième prévenu appelé à la barre dans le procès du massacre du stade de Conakry qui compte onze prévenus au total. Ce procès s’est ouvert il y a deux mois. Après les accusés, ce sont les victimes et les témoins qui viendront raconter la répression sanglante du 28 septembre 2009.


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