Guinée: à Conakry, l’Axe renoue avec la violence

Les quartiers qui longent cette voie rapide de Conakry ont connu une brève accalmie après le coup d’État du 5 septembre. Mais depuis trois mois, manifestations et opérations des forces de sécurité rythment de nouveau la vie de leurs habitants.

De notre correspondant à Conakry,

Les pickups des forces de sécurité sont de retour sur l’Axe. Il y a un an, à la prise de pouvoir du CNRD, l’étau s’était pourtant desserré. Du jour au lendemain, la junte avait démantelé les PA, les « points d’appui », qui concentraient, dans les quartiers contestataires, des effectifs toujours prêts à être mobilisés.

Depuis juin, les 30 km de la route Le Prince, de Hamdallaye à Kagbelen, ont été placés sous étroite surveillance. « Nous avons besoin de sécuriser Conakry », justifie le colonel Mory Kaba. Ce n’est pas l’Axe en particulier qui est concerné, selon le porte-parole de la police. En banlieue sud de Conakry, « de Coléah jusqu’au Kilomètre 36, vous trouvez des positions où stationnent des véhicules de l’armée. Cela fait partie d’un plan de sécurisation de la ville de Conakry que nous avons mis en place. Mais certaines personnes aiment se victimiser », tacle le responsable.

Ces manifestations, que l’organisation voulait « pacifiques et citoyennes », se sont à chaque fois soldées par des violences, ont donné lieu à des affrontements entre groupes de jeunes et forces de l’ordre, principalement sur l’Axe. Plus d’une vingtaine d’agents ont été blessés, dont certains grièvement depuis le mois de juin, précise le porte-parole de la police.

*Les prénoms ont été modifiés


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